A l’École Supérieure La Raque, l’humanitaire fait son chemin
La Raque se lance dans un projet humanitaire avec le Burkina-Faso, le pays des hommes intègres.
Une vingtaine d’étudiants se sont réunis le 2 avril à l’initiative du groupe pastoral, animé par le père Philippe Guitart, avec quelques professeurs, secrétaires, techniciens et la direction.
La Raque a la chance de bénéficier du jumelage existant depuis 30 ans entre le diocèse de Carcassonne et celui de Fada N’gourma. Des actions humanitaires efficaces ont déjà fait leurs preuves dans les domaines de la santé et de l’éducation. Des amitiés se sont tissées. Le terreau est fertile pour accélérer le soutien à apporter à ce pays africain, en mettant en œuvre les savoirs faire acquis à La Raque, dans tous les secteurs enseignés : gestion de l’eau, agriculture, environnement, agroalimentaire, biologie, animation, commerce.
La démarche personnelle de chacun est à prendre en compte et le père Philippe Guitart a prévenu les volontaires : « Tu ne vas pas sauver l’Afrique, tu ne vas pas sauver les gens, tu vas surtout changer, élargir tes idées, élargir tes amitiés, élargir ta spiritualité... Tu vas t’élargir. Si en plus on peut se payer le luxe d’aider un petit peu, ce sera la cerise sur le gâteau. C’est l’humanité qui grandit.»
Voilà l’état d’esprit dans lequel débute cette opération humanitaire. Un véritable partage dans une démarche d’enrichissement mutuel.
Le père Gérard Lankouadé, burkinabais venu en France cette année, a présenté la vie de son pays et les méthodes agricoles employées : l’excès d’eau de la saison des pluies qui détruit les jeunes plantations et ravine les terrains ; la sécheresse et les grandes chaleurs qui suivent, obligeant l’arrosage quotidien à coup de seau, travail fastidieux pour toute la famille, parents et enfants.
Les étudiants en BTS, enthousiastes, se sont saisis de ces informations, ils vont continuer leurs recherches et leurs premières propositions franchiront par mail les 3500 km qui les séparent de Fada N’Gourma pour être étudiées par Valentin Tindano, leur correspondant au Burkina, et son équipe.
Prochain rendez-vous le 12 mai. D’ici-là, les idées muriront en France comme au Burkina.

École Supérieure La Raque